Alimentation maison et BARF
Les graines de chia et de lin, finement moulues avant utilisation, apportent de l'acide alpha-linolénique (ALA), une forme végétale d'Omega-3 que le chien ne convertit qu'en petite partie en EPA et DHA, les formes les plus actives présentes dans l'huile de poisson. Elles restent donc un complément utile mais partiel, pas un substitut complet à une source marine d'Omega-3 quand l'objectif est un apport direct en EPA et DHA.
L'huile de coco est parfois ajoutée à la ration du chien pour sa teneur en acides gras à chaîne moyenne (TCM) et pour un possible effet positif sur la brillance du pelage, mais les preuves scientifiques restent limitées et ne remplacent pas une alimentation équilibrée. Elle doit être introduite progressivement et en petites quantités, car elle reste une matière grasse pure qui pèse sur l'apport calorique global de la ration.
Le golden paste, une pâte obtenue en cuisant du curcuma en poudre avec de l'eau, une matière grasse (souvent de l'huile de coco) et du poivre noir, est un préparat populaire chez les propriétaires de chiens pour l'effet anti-inflammatoire supposé de la curcumine, le principe actif du curcuma, même si son absorption reste limitée et les preuves cliniques chez le chien encore rares. Il doit être introduit en petites quantités et ne jamais remplacer un traitement vétérinaire pour une condition inflammatoire diagnostiquée.
Pour l'alimentation maison cuite du chien, la cuisson à la vapeur ou à l'eau est généralement préférable à la poêle ou à la plancha, car elle ne nécessite pas d'ajout de matières grasses, d'huile ou d'assaisonnement et préserve mieux certains nutriments hydrosolubles. Le choix de la méthode doit néanmoins s'adapter au type de viande et à la recette globale, sans jamais ajouter de sel, d'épices ou d'assaisonnements destinés à la consommation humaine.
La congélation préventive de la viande crue destinée à l'alimentation BARF du chien et du chat, généralement pendant au moins 3 à 4 jours à -18 °C ou moins, réduit le risque de parasites comme les larves de certains cestodes et nématodes présents dans la viande et le poisson crus, sans toutefois éliminer le risque bactérien (comme la Salmonelle), qui doit être géré par d'autres bonnes pratiques d'hygiène. Les sources ne s'accordent pas toutes sur une durée unique : certaines recommandations plus prudentes suggèrent jusqu'à 7 jours pour les viandes les plus à risque.
Les courgettes et les carottes bouillies, pauvres en calories et riches en fibres et en eau, sont souvent utilisées comme ingrédient de « remplissage » dans la gamelle des chiens en surpoids pendant un programme d'amaigrissement, car elles augmentent le volume du repas et favorisent une sensation de satiété sans peser significativement sur l'apport calorique global. Elles ne remplacent pas pour autant un plan calorique correctement calculé sur le poids objectif du chien.
La poudre de coquille d'œuf, obtenue à partir de coquilles lavées, séchées et finement moulues, est une source pratique de calcium pour les rations ménagères cuites, où les os charnus ne sont pas une option sûre. Une coquille d'œuf entière moulue apporte environ 2 grammes de calcium, une valeur de référence utile mais toujours à vérifier dans la dose totale de la recette.
Un complément vitaminé et minéral est presque toujours nécessaire dans une ration ménagère cuite pour chien, car la cuisson prolongée et l'absence d'os charnus réduisent ou suppriment des nutriments qu'une ration BARF obtient naturellement des aliments crus. Sans complémentation ciblée, une ration cuite maison risque des carences en calcium, vitamines du groupe B, vitamine E, zinc et cuivre, même quand les portions de viande et de légumes semblent correctes.
La citrouille cuite, sans peau ni assaisonnement, est un aliment couramment utilisé pour aider chiens et chats aussi bien en cas de constipation que de diarrhée légère, grâce à sa teneur en fibres solubles qui régule la consistance des selles dans les deux sens. Les doses indicatives vont de quelques cuillères à café pour les chats et petits chiens à quelques cuillères à soupe pour les grands chiens, mais un trouble digestif persistant doit toujours être évalué par le vétérinaire.
Le cœur, qu'il soit de bœuf ou de poulet, est classé dans l'alimentation BARF comme viande musculaire et non comme abat, malgré ce que son nom pourrait suggérer : sur le plan nutritionnel, il se comporte en effet comme un muscle à haute activité, riche en protéines, en fer et en taurine. Cette distinction est importante pour ne pas fausser les proportions de la recette, car des abats comme le foie et les reins ont des pourcentages maximums différents de la viande musculaire.
Dans la BARF d'un chien âgé, les os charnus doivent être choisis plus tendres ou proposés en quantité réduite pour une dentition moins efficace et des articulations moins tolérantes à l'effort de la mastication, tandis que la teneur en matières grasses doit souvent être réduite pour s'adapter à un métabolisme généralement moins actif. Chaque ajustement doit toutefois être calibré sur le chien précis, et non appliqué comme une règle fixe identique pour tous les chiens âgés.
Le bouillon d'os, obtenu par une longue cuisson d'os (souvent avec un peu de vinaigre de cidre pour favoriser la libération des minéraux), est un complément alimentaire naturel riche en collagène et en glucosamine, souvent utilisé en soutien des articulations du chien et du chat, toujours sans sel, ail ni oignon. Il reste un complément de l'alimentation, pas un substitut à un traitement vétérinaire en cas de problème articulaire diagnostiqué.