Chats
Le besoin calorique de la chatte augmente progressivement pendant la gestation, surtout dans la seconde moitié, et grimpe bien davantage pendant l'allaitement, où il peut atteindre plusieurs fois le besoin d'entretien selon le nombre de chatons. La ration doit être recalculée plusieurs fois durant ces périodes, pas fixée une seule fois au départ.
L'alimentation d'une chatte âgée souffrant de constipation chronique vise généralement une augmentation de l'hydratation via l'alimentation humide, une teneur en fibres calibrée selon l'indication vétérinaire et, dans certains cas, un soutien par des compléments spécifiques, mais une constipation récurrente chez le chat âgé nécessite toujours une évaluation vétérinaire pour exclure des causes sous-jacentes comme le mégacôlon ou des problèmes rénaux qui affectent l'hydratation.
Le sevrage du chaton commence généralement vers 3-4 semaines, avec l'introduction progressive d'un aliment humide spécial chaton ramolli à l'eau ou au lait spécifique pour chats, jusqu'à une alimentation entièrement solide vers 8 semaines. Le lait de vache doit toujours être évité, car la plupart des chatons digèrent mal le lactose qu'il contient.
La triadite féline, une affection où coexistent l'inflammation du pancréas, de l'intestin et du foie, exige une approche nutritionnelle complexe qui doit concilier des besoins parfois contradictoires (graisses réduites pour le pancréas, haute digestibilité pour l'intestin, appétence pour le foie) ; le plan alimentaire doit donc toujours être construit avec le vétérinaire selon le poids relatif de chaque composante de la triade chez le chat concerné.
Un aliment « stérilisé » n'est pas indispensable dans l'absolu, mais répond à un problème réel : après la stérilisation, le besoin calorique du chat diminue et le risque de surpoids augmente. Ce qui compte, c'est la densité calorique du produit, pas l'étiquette commerciale.
Le chat âgé sédentaire a souvent un besoin calorique plus bas qu'à l'âge adulte, mais il n'a pas besoin de moins de protéines : au contraire, un apport protéique adapté aide à préserver la masse musculaire, qui tend à diminuer naturellement avec l'âge. La réduction calorique ne doit pas se confondre avec une réduction protéique injustifiée.
Les aliments Urinary pour chat sont formulés pour gérer spécifiquement le risque de calculs de struvite ou de calculs d'oxalate de calcium, deux types de calculs urinaires aux mécanismes de formation différents qui demandent des approches nutritionnelles distinctes et parfois opposées. C'est pourquoi l'aliment doit toujours être choisi après un diagnostic vétérinaire précis du type de calcul, pas génériquement pour des « problèmes urinaires ». Un aliment formulé pour la struvite peut ne pas convenir, voire être contre-indiqué, pour un chat avec des calculs d'oxalate.
La lipidose hépatique, une accumulation excessive de graisse dans le foie souvent déclenchée par un jeûne prolongé (parfois seulement 24-48 heures) chez des chats en surpoids ou stressés, nécessite presque toujours un soutien nutritionnel intensif, souvent via une sonde d'alimentation posée par le vétérinaire, car le chat atteint de cette affection a tendance à refuser la nourriture malgré un besoin énergétique critique. C'est une affection grave qui exige une intervention vétérinaire immédiate, non gérable à la maison.
Le granulome éosinophilique félin, une lésion inflammatoire de la peau ou de la bouche associée dans de nombreux cas à une réaction allergique sous-jacente (alimentaire, aux puces ou environnementale), est souvent exploré avec un aliment hypoallergénique ou un régime d'éviction, sous suivi vétérinaire, lorsqu'une composante alimentaire est suspectée. Le diagnostic de la cause précise nécessite toujours une évaluation clinique, car la même lésion peut avoir des origines différentes.
Un chat souffrant de stomatite ou de gingivite douloureuse tire généralement bénéfice d'un aliment humide à texture molle ou mixée, plus facile à mâcher et à avaler que des croquettes dures, tandis que la cause sous-jacente de l'inflammation doit toujours être recherchée et traitée par le vétérinaire, car l'alimentation seule gère le symptôme de la douleur, pas l'affection de fond. Un chat qui arrête de manger à cause d'une douleur buccale nécessite une attention rapide.
Les colorants et arômes artificiels dans l'alimentation pour chien et chat n'ont aucune fonction nutritionnelle : ils servent à rendre le produit plus attirant à l'œil humain ou plus appétant pour l'animal. Ils sont autorisés dans des limites légales, mais beaucoup de propriétaires les évitent par précaution quand une alternative équivalente existe.