Calories et poids
Un chat en surpoids doit maigrir progressivement, avec une réduction calorique modérée et contrôlée dans le temps : un jeûne ou une perte de poids trop rapide peuvent provoquer une complication hépatique grave appelée lipidose hépatique. La réduction de calories doit être calculée sur le besoin réel du chat, jamais décidée au hasard.
Un chat qui réclame constamment de la nourriture peut avoir une cause comportementale (ennui, demande d'attention, habitude apprise) ou alimentaire (ration insuffisante, aliment peu rassasiant, repas trop espacés), ou, plus rarement, une cause clinique comme l'hyperthyroïdie. Distinguer la cause demande d'abord de vérifier le bilan calorique réel, pas seulement de répondre aux demandes.
Le chaton en croissance a un besoin calorique par kg bien plus élevé qu'un chat adulte, avec un estomac trop petit pour le couvrir en un ou deux repas : il faut des repas plus fréquents, souvent 4 à 5 par jour les premiers mois, en réduisant progressivement la fréquence à mesure que le besoin par kg diminue avec la croissance.
Le chat stérilisé a généralement un besoin calorique plus bas qu'un chat entier à poids égal, en raison d'un métabolisme de base réduit après l'intervention. Le calcul part de l'énergie au repos (RER) pour arriver à un besoin quotidien (DER) corrigé pour la stérilisation, puis se convertit en grammes selon la densité calorique de l'aliment précis.
Le chat âgé sédentaire a souvent un besoin calorique plus bas qu'à l'âge adulte, mais il n'a pas besoin de moins de protéines : au contraire, un apport protéique adapté aide à préserver la masse musculaire, qui tend à diminuer naturellement avec l'âge. La réduction calorique ne doit pas se confondre avec une réduction protéique injustifiée.
Le besoin calorique de la chatte augmente progressivement pendant la gestation, surtout dans la seconde moitié, et grimpe bien davantage pendant l'allaitement, où il peut atteindre plusieurs fois le besoin d'entretien selon le nombre de chatons. La ration doit être recalculée plusieurs fois durant ces périodes, pas fixée une seule fois au départ.
Chez le chat, les différences de besoin entre races sont généralement moins marquées que chez le chien, mais il existe des exceptions notables : une taille adulte très supérieure à la moyenne (Maine Coon), une croissance plus lente, ou des prédispositions spécifiques (rénales, cutanées). Ce guide rassemble les critères généraux pour s'orienter sur chaque race et les fiches dédiées aux races les plus courantes.